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La Colombie

Les Indiens SIKUANI

Localisation géographique des Sikuani

Ils habitent les plaines orientales de Colombie, dans les départements de Vichada, Meta, Casanare et Arauca, entre les fleuves Meta, Vichada, Orénoque et Manacacias dans les savanes ouvertes.

Population Sikuani

La population est estimée à 23000 personnes. Une grande partie de cette population vit au Vénézuéla, où on les connaît sous le nom de Jive, et ils se situent dans les communes de Autana y Manapiare, dans l’état d’Amazonie et dans les états de Apure, Guárico et Bolivar, avec une population de 11608 habitants.

Histoire Sikuani

Cette ethnie a été très réticente au contact des étrangers qui sont arrivés dans la région à partir du XVIIème siècle, une fois qu’ont débuté les expéditions de conquête dans les plaines du fleuve Meta. Leur condition nomade leur a permis de résister aux tentatives de réduction de la part des missionnaires et des conquistadores, telles que les incursions dans les Caraïbes. Toutefois ils se sont vus affectés par le commerce des esclaves pratiqué par les Portugais  sur le fleuve Orénoque et ses affluents et plus tard par les « guahibadas » (ou parties de chasse aux indigènes) entreprises par les premiers fondateurs des grands ranchs.

Depuis l’époque républicaine jusqu’au milieu du XIXème siècle, des vagues successives de migrants déplacés par les guerres civiles sont entrées pour former une part active des réseaux sociaux de la région des plaines.

Culture Sikuani

Dans leur vision du cosmos se distingue le mythe de l’origine de l’arbre Kaliawiri, pourvoyeur de tous les aliments. En accord avec la mythologie, ils considèrent que les animaux ont été des êtres humains qui par la suite ont pris leur forme actuelle. Nombre de ces animaux sont à leur tour les ancêtres mythiques des différents groupes sikuani.

Ce peuple possède un calendrier basé sur l’observation de la nature et des étoiles à partir de laquelle ils déterminent le moment d’abattre des arbres, de chasser, de semer ou de récolter des fruits. Le Chaman, principal spécialiste magicien-religieux, peut faire le bien ou le mal. Pour initier les rites de guérison, le Chaman utilise la marque Sikuani et ses prestations se règlent en espèces.

Habitat Sikuani

Traditionnellement ils habitaient dans des hameaux semi-sédentaires où les noyaux familiaux avaient une grande mobilité, associée à la chasse et à la cueillette. De nos jours ils vivent dans des colonies permanentes situées à proximité des fleuves et des forêts-galeries. Ceux-ci se composent d’environ vingt cases regroupées autour d’un espace central utilisé comme lieu de réunion.

Organisation sociopolitique Sikuani

En ce qui concerne le système d’organisation sociale, sa descendance est bilinéaire avec un modèle de résidence de préférence  matrilocale. Les Sikuani se divisent en groupes régionaux qui reçoivent le nom de momowi. Ils sont organisés en réserves  où chaque communauté a un conseil constitué d’un chef (le cacique), capitaine, gouverneur, trésorier, secrétaire et agent du fisc. Le cacique est la figure traditionnelle et on le choisit parmi les hommes âgés. A l’occasion il fait aussi office de médecin traditionnel.

Economie Sikuani

Comme activités de subsistance traditionnelle ils ont pratiqué la chasse, la pêche et la cueillette de fruits de la forêt. Actuellement ils se consacrent à l’agriculture de subsistance et aux dénommés « conucos » (petites fermes), où la culture du  yuca amer (manioc) est l’activité principale et ils pratiquent la chasse pendant toute l’année dans les forêts-galeries). Dans certaines réserves situées dans le département de Vichada, les Sikuani combinent l’agriculture avec l’élevage de bétail bovin.